Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés – Jami ATTENBERG

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Vous aimez son titre ? Vous allez aimer ce roman. Mazie est la reine de Venice, un célèbre cinéma new-yorkais des années 1920-1930 et ceci est son histoire. Partant d’un vieil article du New-York Times de ces années-là, Jami Attenberg a construit une belle histoire autour d’un personnage principal passionnant.

Comme dans son précédent ouvrage, La famille Middlestein sorti voilà deux ans, Jami Attenberg a l’art de dépeindre des personnages hauts-en-couleur auxquels on aime s’attacher et suivre. On découvre Mazie depuis sa plus tendre enfance et son arrivée à New-York jusqu’à sa disparition de la vie new-yorkaise, un jour sans véritable raison. C’est un personnage fort, qui décide de sa vie de bout en bout, sans jamais dévier du chemin qu’elle a décidé.

Le roman n’est pas comme les autres. Il est un regroupement de témoignages, de première et seconde main, sur cette Mazie. Tout le monde la connaît mais personne ne semble savoir qui elle est vraiment. C’est une force de l’auteur, réussir à faire du personnage principal de son histoire quelqu’un qu’on ne cerne pas aussi bien qu’on le voudrait.

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La couverture américaine à tomber.

C’est la dualité entre l’image que les gens ont d’elle plusieurs années après son décès et l’image qu’elle donne d’elle-même dans les extraits de son journal qui est au centre de ce roman. Le lecteur oscille constamment entre plusieurs sentiments pour Mazie. Elle est une sainte pour certain, loin d’en être une pour elle-même.

 

Tout tourne autour de la solitude, celle que ressent Mazie et qui la pousse à se jeter dans les bras des hommes qu’elle rencontre. Celle des fauchés et assoiffés que Mazie prend sous son aile mais aussi, celle des femmes et des hommes qui parle d’elle et de son histoire. C’est comme si l’auteur nous disait que même entouré, on reste toujours un peu seul.

Merci aux Escales pour avoir traduit ce nouvel ouvrage de Jami Attenberg, merci de m’avoir fait découvrir ce petit bijou de littérature américaine qui m’a fait rire et m’a passionné tout le long de ma lecture. Si vous cherchez quel roman sortir de la foule de nouveautés de cette Rentrée étrangère, pensez à Mazie et ses petits protégés.

Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Karine Reignier-Guerre. Les Escales (2016). 389 pages. 21,90€.

Géraldine, chouette libraire parisienne.

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