Special Halloween 2016

On est le 31 octobre et dans une certaine partie du monde, c’est la veille du fameux « Dia de los muertos », et les vivants font la fête. On est en France et en 2016… Est-ce qu’Halloween est vraiment installé chez nous ? Nous ne saurions vraiment vous le dire. Mais ce que nous pouvons vous dire, c’est que nous n’allions pas rater l’occasion de vous faire un article collectif sur les livres qui nous hanteront désormais  à vie. A l’initiative de notre libraire de la nuit, la Chouette Géraldine, voici quelques titres pour vous faire frémir… ou occuper votre jour férié.

Dorothy Convention.

Le livre qui met mal à l’aise de Grenouillire :

Vous en avez marre des livres jeunesse qu’on a l’impression d’avoir déjà lus 100 fois ? Vous ne serez pas déçus ! J’en ai des frissons rien que de vous en parler, éloignez ce livre de moi, pitiééééééé !
L’histoire en quelques mots : Une jeune fille qui est allergique aux ondes magnétiques, un châtCVT_Shanoe_9831.jpegeau reclus avec un lourd passé, de longs couloirs et des portes qui grincent, un cadavre (ou pas), des choses qu’on ne comprend pas trop, des fantômes, une nuit de tempête, une fin qui n’en est pas une…
Citation : « Voilà que la créature s’agitait au fond de son sinistre tombeau de poussières et de déchets minuscules, voilà qu’elle cherchait ses pièces dépareillées, ses fragments épars, sa tête volée, sa chair corrompue, sa vie éteinte. Voilà que Louise sentait peser sur son épaule l’ombre d’une ombre et qu’une étrangère se mêlait à elle, aussi brune qu’elle était blonde. »
La petite anecdote qui va bien :  Enfin un livre jeunesse qui vous hérisse les poils. Et d’ailleurs quelle idée de faire lire ça aux plus jeunes ?! J’écris cela, mais j’ai été bien plus mal à l’aise que les jeunes de mon club de lecture qui se sont précipités sur cette lecture.

Shanoé de Lorris Murail, Scrineo, 2014, 16.90

Un livre sur l’enfance et ses cauchemars de Tatiana :

Neil Gaiman est un écrivain anglais de romans fantastiques et scénariste de comics. Il est notamment l’auteur de Coraline adapté au cinéma par Henry Selick.

Son oeuvre onirique nous plonge dans la nostalgie de l’enfance, son imaginaire, ses cauchemars et sa naïveté. La dualité entre l’adulte et l’enfant est le fond de ce roman rappelant que ce premier ne doit pas abuser de son pouvoir et de la confiance que l’enfant lui donne. Oscillant entre le merveilleux et le cauchemardesque, ce roman est d’une grande sensibilité !

L’histoire en quelques mots : En route pour une cérémonie, le narrateur fait un détour pour revoir son ancienne maison familiale. Il finit par arriver chez les Hempstocks, ses anciennes voisines. Cette visite impromptue lui fait remonter le temps jusqu’à son enfance, en particulier l’année de ses sept ans, où tant d’événements étranges et tragiques se sont déroulés et ont marqués sa vie. Tout commença par l’étrange suicide d’un locataire de la maison.

Mais, que s’est-il passé ?
Citation : « Il y a des monstres de toutes les formes et de toutes les tailles. Certains sont des créatures dont les gens ont peur. D’autres sont des créatures qui ressemblent à des choses qui faisaient peur aux gens il y a très longtemps. Parfois, les monstres sont des choses dont les gens devraient avoir peur, mais ils en ont pas peur.»
Anecdote qui va bien : Ce livre fut mon premier Neil Gaiman. La seule autre oeuvre que je connaissais de lui c’était à travers le film Coraline réalisé par Selick. Film censé être pour un public jeune…. je l’ai vue à 20ans… j’en ai fait des cauchemars…

L’océan au bout du chemin de Neil Gaiman, J’ai lu, 2016, 6€.

Pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux comme Malicia : 

Joyce Carol Oates est une auteure américaine possédant plusieurs cordes à son arc : poétesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste. Elle publie également plusieurs romans policiers sous divers pseudonymes tel que Rosamond Smith ou encore Lauren Kelly. Elle a notamment obtenus le prix Bram Stoker du meilleur roman en 1995 grâce au roman Zombi.
L’histoire en quelques mots : Q.P. a 31 ans et possède une honorable famille qui ne le croit pas une seconde capable d’une agression sexuelle sur un jeune garçon. Par prudence, il est mis sous surveillance médicale. En vérité Quentin kidnappe des jeunes garçons et les lobotomise avec un pic à glace pour en faire des zombis obéissants et aimants. Hélas l’opération rate toujours et Q.P est navré de devoir récidiver.joyce-carol-oates-zombi
Joyce Carol Oates nous entraîne dans une histoire malsaine et dérangeante qui rend son livre idéal pour une soirée d’Halloween. Âmes sensibles s’abstenir…
Citation : « Un vrai ZOMBI serait à moi pour toujours. Il obéirait à tous les ordres et les caprices. En disant ‘Oui, maître’ et ‘Non, maître’. Il s’agenouillerait devant moi et les yeux levés vers moi en disant : ‘Je t’aime, maître. Il n’y a que toi, maître’. Et c’est ce qui se passerait, et c’est ce qui serait. Parce qu’un vrai ZOMBI ne pourrait pas dire quelque chose qui n’est pas, seulement quelque chose qui est. Ses yeux seraient ouverts et transparents, mais il n’y aurait rien à l’intérieur qui voie. Et rien qui pense. Rien qui juge. » (p. 47).
La petite anecdote qui va bien : Je me souviens avoir lu ce livre pendant un trajet en train qui reliait Rennes à Paris. A plusieurs reprises, je me suis rendu compte que je regardais les personnes autour de moi avec un air pire que soupçonneux, du genre « Imagine que l’homme assit à côté de moi fait exactement la même chose… ». PANIQUE !!! Je vous laisse imaginer mon trajet dans le métro parisien jusqu’à chez moi et le grand soulagement que j’ai eu après avoir passée le pas de ma porte d’entrée… .

Zombi de Joyce Carol Oates, Livre de poche, 1995, 6.10€.

Le Classique qui fait peur de Dorothy :

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Mon classique pour un Halloween sous un plaid à la lumière des bougies en mangeant des M&M’s au beurre de cacahuète ? Simetierre de Stephen King. Je l’ai lu il y a 15 ans lors d’un voyage scolaire en Ecosse. C’était plutôt chouette de le lire entre deux Loch et une visite de château. Je me souviens aussi m’être dit que c’était le bouquin le plus effrayant lu jusque là… et j’avais déjà quelques King à mon actif.
L’histoire en quelques mots : Louis, un brillant médecin, emménage avec sa charmante famille dans une petite ville du Maine (C’est touujouuurs le Maine !). Leur voisin, un vieil homme sympathique, leur fait visiter le coin et tout particulièrement un endroit où les enfants viennent enterrer leurs animaux morts nommé  “Le Simetierre”.
Louis s’habitue mal à sa nouvelle vie. Le malaise grandit lorsque le chat de la famille est percuté par une voiture en l’absence de sa femme et de ses enfants. Le voisin emmène alors Louis plus profondément dans le “Simetierre” pour enterrer la pauvre bête. Le lendemain, le chat est de retour …  
Au rendez-vous : l’incommensurable Maine, son brouillard, ses vieux, ses enfants qui ne savent pas rester vivants et normaux et évidement ses malédictions indiennes. Le malaise. La folie. La mort.
Citation :
« Je peux vous poser encore une dernière question ? demanda Louis
– Allez-y, dit Jud.
– Est-ce qu’on a jamais enterré un être humain là-haut ?
Jud sursauta avec tant de violence que son coude heurta le bord de la table et que les bouteilles de bière vides s’écroulèrent comme une rangée de quilles. Deux d’entre elles roulèrent au sol, et l’une des deux se brisa.
– Miséricorde ! s’écria-t-il. Qu’allez-vous chercher là, Louis ? Non ! Qui c’est qui s’en irait faire une horreur pareille ! Comment pouvez-vous seulement me poser la question ?
– Simple curiosité, dit Louis, mal à l’aise. »
Anecdote qui va bien : En France il est paru pour la première fois le 31 octobre 1985. Coïncidence ? Je ne crois pas !

Simetierre de Stephen King,  Le livre de poche, 2003, 8,10€

Le livre qui a rendu Géraldine légèrement paranoïaque : 

couv60042459Moi, le livre qui m’a retournée dans tous les sens et m’a rendu hyper parano, c’est un de ces romans qui prends place dans un lieu qu’on connait, qu’on affectionne pas particulièrement mais qu’on visite vachement régulièrement. Moi, mon livre d’Halloween que je vous conseillerait pour cette année est Métro 2033 du russe Dmitry Glukhovsky. Parce qu’on y croise des monstres, des lieux étranges, parce que la moitié du roman se déroule dans le noir et parce que le monde entier est peuplé de mythes sur ce qui vivraient dans les sous-terrains.
L’histoire en quelques mots : On est en 2033 et une terrible guerre a ravagé la planète. Les habitants de Moscou se sont réfugiés dans le métro de la ville et y vivent, comme des rats depuis plusieurs décennies, la surface étant inhabitable. Artyom vit dans une station périphérique, régulièrement attaquée par des montres humanoïdes. Sous la demande exprès de son père, il va devoir traverser le métro, dont de nombreuses lignes, stations et rames ont été abandonnées et colonisées par certains organismes non-humains et pas hyper accueillants… C’est le début d’un voyage qui ne sera pas vraiment de tout repos.
Citation : « Quant à mourir de vieillesse, ce sera dans si longtemps qu’on peut se dispenser de l’envisager. Il ne faut pas vivre dans la conscience permanente de sa propre mort. Il faut l’oublier, et si d’aventure de telles pensées nous viennent, il faut les chasser, il faut les étouffer, sinon elles plongeront leurs racines dans la conscience, grandiront, et leurs spores venimeuses empoisonneront l’existence de celui qui les aura laissées s’installer. Il ne faut pas penser que l’on mourra. […] C’est pour cette raison qu’il se voit vivre éternellement ou périr le lendemain dans une catastrophe. Ce n’est pas la mort qui effraie. C’est son attente. »
L’anecdote qui va bien : J’ai fini ce roman dans le métro, en rentrant de vacances. Métro qui… s’est arrêté en pleine voie lumières éteintes. Je faisais pas vraiment la fière à ce moment-là.

Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky, L’Atalante éditions, 640 pages, 26€.

 

Quand à Racoon Pam-Pam ? Elle a tout juste eu le temps de nous parler du livre qui l’avait bien remuée avant d’enfiler son costume pour une fameuse chasse aux bonbons ! 

Le 100% horreur de Racoon Pam-Pam : 

Pour notre boule de poils à lunettes noires, c’est Le Clown qui terrifie tous les enfants depuis les années 80 qui bat tous les autres livres niveau trouillomètre !
L’histoire en quelques mots : Eté 1958, dans le Maine ( oui, c’est toujours le Maine…). carppL’histoire commence avec un simple bateau en papier voguant dans un caniveau et poursuivit par le petite Georgie. Quand le bateau disparaît dans les égouts, Georgie tente de le rattraper. Et c’est la qu’il fait la connaissance avec ce que les enfants baptiseront « Ça » : le clown maléfique qui matérialise depuis la peur profonde propre à l’enfance.
Citation : « Richie le suivit en trébuchant. Ils coururent jusque sur le devant de la maison, et Richie pensa : il ne va pas oser nous poursuivre plus loin, nous sommes déjà dans la rue ou presque, il ne va pas oser nous chasser, il ne va pas oser, pas oser…
Il osa. Il pouvait l’entendre juste derrière lui, qui grognait, poussait des sons inarticulés et larmoyait. »

L’anecdote qui va bien : Qui n’a pas tremblé devant l’adaptation en film de ce grand classique de Stephen King !!!

Ça de Stephen King,  Le Livre de poche, 2002, 8,90€

A vous de nous raconter ! C’est quoi votre plus sombre souvenir de lecture … 

 

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2 commentaires

  1. wow! déjà bonjour à tous et merci pour vos conseils lecture! le blog est vraiment tip_top, très intéressant et concis même pour quelqu’un comme moi qui aime mais n’est pas un connaisseur en littérature !
    Pour compléter 2033 que je n’ai pas lu mais juste survolé. il y a un jeux vidéo qui retranscrit parfaitement l’ambiance du jeux donc si tu as aimé le bouquin le jeux vidéo te permet de rentrer de manière immersive dans ce bouquin il est excellent et la narration, l’angoisse, la claustrophobie y sont hyper bien retranscrite ! Si tu joue un peu aux jeux vidéos je te conseil d’y jeter un œil. et puis voir une œuvre prendre forme sur plusieurs média c’est plutôt intéressant (haaaa le cross-plateforme http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/00028767-metro-2033.htm

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