Le roman de Boddah d’Héloïse Guay de Bellissen

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On ne peut pas écrire un article sur un livre concernant Nirvana sans un environnement et un conditionnement particulier. Tout d’abord le fond sonore, j’opterai pour le dernier album de ce groupe mythique : « In utero », très représentatif de cet ouvrage (vous verrez pourquoi au fur et à mesure de la lecture), niveau boisson j’opterai pour une boisson chaude et son éternel réconfort ou alors un bon verre de vin rouge pour son amertume et pour certain son agressivité. Pour le grignotage, je ne tolérerai rien d’autre que des Curly.

Parlons de ce livre, pour commencer et remettre les choses dans l’ordre il faut savoir que Boddah n’est autre que l’ami imaginaire que Kurt Cobain s’est créé quand il était petit et qui l’a suivi tout au long de sa vie. Autre détail important qui n’a échappé à personne, Kurt Cobain s’est donné la mort le 5 avril 1994. Sa lettre de suicide retrouvée près de son corps était adressée à Boddah. C’est donc lui qui raconte la courte vie de Kurt. On découvre au sein de ce livre la relation amoureuse qu’il entretenait avec Courtney Love, qui semble subir les penchants douteux de son époux, mais aussi son addiction destructrice aux différentes drogues. Héloïse Guay de Bellissen présente Kurt comme quelqu’un de a9efb507fd03c8e13584b5b6425ee4eftouchant, complexe, aimant mais aussi bipolaire, virtuose, infantile et complètement barge.

J’ai toujours voulu présenter ce roman sur le blog mais je n’ai jamais trop su comment faire passer ce que j’ai ressenti durant cette lecture. Certain livres marquent nos vies et celui-ci en fait partie en ce qui me concerne. On connait tous plus ou moins l’histoire de Kurt Cobain et surtout comment elle se termine. On se doute de comment se clôture ce roman et plus la fin approche, plus une espèce d’angoisse monte. L’envie de sauver ce petit être devient irrésistible. Une fois le livre clos ne prévoyez rien de votre journée.

Je vous préviens juste, pour ceux qui comme moi connaissait le groupe Nirvana mais qui ne s’y intéressait pas plus que ça et qui de plus possède un attrait certain pour tout ce qui est musical, vous allez rentrer dans une espèce de psychose. Vous allez dévaliser tous les bons disquaires du coin pour vous procurez la discographie complète du groupe et lire tous les livres qui parle de ce jeune homme blond hypersensible et très spirituel.

Pour ceux qui ont envie de lire le livre mais qui voue un culte aux romans graphiques et autres bande dessinées, Otero a sortie chez Glénat une édition où les bulles et autres planches prennent le pas sur la prose.

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Citation : « Rien ne peut attacher à la vie un type qui ne pense qu’à faire de la bonne zique, se camer et être amoureux… »

Le roman de Boddah d’Héloïse Guay de Bellissen, Pocket (2016), 256 pages, 6.95€.

Le roman de Boddah d’Otero, Glénat (2015), 150 pages, 22.00€.

Malicia, petite perruche des îles bretonnes.

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