Parasites : Et sinon, il est comment le dernier Stan Silas?

Ouvrir une bande dessinée de Stan Silas est une des meilleures façons que je connaisse d’être surpris. Qu’il travaille seul ou avec un scénariste, il y aura de la couleur, il y aura de l’humour noir, il y aura de l’inattendu !

On connaît déjà l’auteur pour la série La vie de Norman. Ces 5 tomes – qui se baladent souvent entre le rayon jeunesse et le rayon adulte de nos librairies – racontent l’histoire d’un jeune sérial-killer fan de slasher et s’en prenant à ses petits voisins.
Mais il y a également la, plus douce et tout public, série Biguden ! dans laquelle une petite japonaise débarque sur les côtes bretonnes et explore le monde secret des mythes de la région. Ou encore, dernièrement, le très pop-culture Super Caca. Ne vous fiez pas à ce nom : il est la seul blague scatologique de l’album. Super Caca, avec Davy Mourrier au scénario, est une perle d’humour à mi chemin entre Pokemon et Harry Potter avec une petite crotte trop chou qui sent la fraise.

Et si je vous racontais un peu ce nouveau titre Parasites.

 

Parasites est une série prévues en trois volets, à l’attention des plus grands cette fois-ci (Chacun son tour hein). Dans ce premier tome, on découvre Duke : un personnage vulgaire, méchant et alcoolique qui n’a finalement plus grand chose à perdre… sauf son frère jumeau, Jésus, qui est tout ce qu’il n’est pas. Le plus grand rêve de Duke ? Remonter sur scène avec Jésus, comme au bon vieux temps, et redevenir une star du catch. A l’occasion de Noël, les deux frères vont essayer de renouer. Mais qui aurait pu prévoir qu’une invasion d’extra-terrestres, au discours bienveillant mais à la gâchette facile, viendrait pourrir les plans de Duke.

Le dessin de Stan est à l’image de sa narration : on cavale de case en case, on est éclaboussé par ses couleurs, on passe de l’ombre d’un night-club à la clarté d’un appartement trop propret : on ne s’ennuie jamais. L’intrigue rebondit sans cesse comme ces onomatopées qui vitaminent les quatre coins des cases et on finit par ouvrir de grands yeux comme la multitude de ses personnages tous plus intéressants les uns que les autres. Avec une mention spéciale pour la prostituée unijambiste qui « […] gambille pas pour la viande soûle. » Madame a sa dignité.

Je pourrais vous faire plein d’analogies à partir de ces parasites représentés par des personnages prônant la vie comme étant “un don précieux”. Ou encore sur la façon dont Duke, véritable icône de l’anti-héro, prône une image différente du protagoniste habituel des survival. Et il est évident qu’une partie de notre actualité a bien énervé Stan Silas. Mais je préfère reprendre ses mots pour finir de vous convaincre de vous jeter sur ce nouveau titre « J’ai revu à ma sauce de vieilles histoires S.F. conspirationnistes que j’adore, comme Body Snatchers, Les Envahisseurs, avec une touche plus crado comme The Thing. Je vous le dis d’entrée, le happy-end est mal barré. »

Le succès, lui, est bien au rendez-vous, croyez moi !
Ah oui …. Et surtout « Dont’ mess with Gisèle ! »

Parasites de Stan Silas, EP média (2017), 64 pages, 15€.

Dorothy Convention

dorothy-convention

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s