Les Ferrailleurs, tome 1 : Le Château d’Edward Carey

9782253066040-001-TNous sommes fin du XIXème à Londres. La famille Ferrayor a fait fortune grâce à sa déchetterie qui recueille toutes les ordures de la ville. Au milieu de cette mer de détritus gît le château familial. Tous les Ferrayor habitent cet endroit depuis des générations, et peu ont l’autorisation de voir la ville. Une étrange tradition accompagne cette famille peu orthodoxe : à la naissance de chaque membre, un objet leur est confié qu’ils devront garder prêt d’eux toute leur vie sous peine de déconvenues…

Clod Ferrayor, jeune garçon de 15 ans, est un membre à part : il est né avec le don d’entendre les objets parler… Mais son destin est bouleversé avec la venue d’une jeune orpheline au château, Lucy Pennant…

Quels terribles secrets vont-ils découvrir ? Pourquoi les objets s’agitent-ils soudainement ? Que se trame-t-il dans les profondeurs de cette mer de déchets ?

Edward Carey, fils et petit-fils de marin, est un auteur et illustrateur anglais qui s’est très vite détourné de la mer pour l’écriture. Son premier roman L’observatoire, qui évoque la vie des habitants d’une résidence déchue plus solitaires et étranges les uns que les autres, pourrait presque être un travail préparatoire pour cette fantastique trilogie des Ferrailleurs. En effet, il évoquait déjà l’importance des lieux où l’on vit et l’aura des objets qui nous entourent. Cependant, c’est surtout l’humanité qu’explore l’auteur dans ses romans. A travers l’étrangeté des personnages nous percevons tous les traits de caractères de l’Homme : le courage, la lâcheté, la cruauté, la gentillesse, l’amitié… Ainsi que l’importance des relations humaines qui peuvent bouleverser nos vies.

Dans ce premier tome, l’univers  gothique, sombre et poussiéreux nous fait penser à du Tim Burton ou du Mervyn Peake. Les personnages ont de la personnalité sans être parfaits, certains sont touchants d’autres répugnants, mais aucun nous laisse indifférents. Le château est lui-même un personnage à part entière du roman, suffocant au milieu de cette déchetterie et croulant sous le poids de cette famille. Les illustrations de l’auteur qui accompagnent le récit terminent de planter le décor. Rajoutez à cela de l’aventure, et un zeste d’humour noir et vous obtenez une très belle trilogie que vous aurez du mal à lâcher !

PS : Le dernier tome vient de sortir chez Grasset.

Le château, les Ferrailleurs tome 1 d’Edward Carey, Livre de poche (2016), 475 pages, 7.90€

Tatiana, petit chat libraire

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