Oublie mon nom de Zerocalcare

Après le magnifique Kobane Calling (cf : article de Noël) sorti à l’automne 2016, Zerocalcare nous revient avec Oublie mon nom une bande dessinée encore plus intimiste.

Zerocalcare se retrouve dans l’appartement de sa grand-mère maternelle qu’il vient de perdre. En cherchant dans ses affaires, il va se rendre compte qu’il en sait finalement peu sur la vie de cette femme qui l’amené tous les lundis au Zoo. D’origine niçoise, sa grand-mère fut adoptée par des aristocrates russes exilés en France. Puis 20 ans d’ellipse dans l’histoire familiale, avant d’arriver dans le quartier populaire romain Rebibbia. Mais que sait-il passé pendant toutes ces années pour passer d’une vie cossue sur la Côte d’Azur à cette vie modeste à Rome ? C’est ce que va essayer de comprendre Zerocalcare, et cette histoire risque de faire remonter bien plus de démons du passé qu’il ne l’avait prévu !

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Comme avec Kobane Calling, Zerocalcare nous raconte un passage de sa vie avec émotions et humour. Cependant, cette histoire de famille est la sienne mais également celle de sa grand-mère et de sa mère. La révélation de ces secrets de famille va bouleverser la perception de la vie de notre auteur. Elle va également le mettre face à ses propres angoisses et interrogations sur sa condition de jeune adulte. On y évoque entre autres, le deuil ou la vulnérabilité de ses parents, en particulier de sa mère. Et oui, Madame Cocotte, celle qui aime et protège son fils, celle pour qui tout va bien et que rien ne l’ébranlerai, la Mama sans histoires a sûrement beaucoup plus de poids sur ses épaules qu’on ne le pense. Apprendre à devenir le pilier de ses parents dans les moments les plus durs, c’est peut-être cela être adulte ? On est tous issu d’histoires familiales complexes, et qu’on cherche ou non à s’en éloigner, on construit nos vies avec cet héritage.

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Comme sur l’ouvrage précédent, les illustrations aux feutres rappellent le style BD-blog dont il est issu. Malgré des sujets abordés sensibles, l’auteur arrive toujours à désamorcer les moments les plus durs avec un humour efficace et des références pop-culture. C’est beau, touchant, émouvant, ça nous ramène à nos propres réflexions, peurs ou angoisses de la vie. Et une touche d’humour toujours efficace et jamais dans l’excès.

Encore une très belle BD à lire et à partager !

 

 

 

Oublie mon nom de Zerocalcare, Cambourakis (2017), 288 pages, 23€

Tatiana petit chat libraire

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